L’homme qui murmure à l’oreille des marchés

Les décisions de la Cour de justice de l’Union européenne sur le sujet nourrissent plus le débat qu’elles n’apportent des solutions à une problématique philosophiquement et juridiquement épineuse.Au contraire, le souvenir de la leçon apprise, même quand je me borne à répéter cette leçon intérieurement, exige un temps bien déterminé, le même qu’il faut pour développer un à un, ne fût-ce qu’en imagination, tous les mouvements d’articulation nécessaires : ce n’est donc plus une représentation, c’est une action.L’explication de ce fait général doit être cherchée, croyons-nous, dans une tendance des organismes mous à se défendre les uns contre les autres en se rendant, autant que possible, indévorables.Si tous les hommes, si beaucoup d’hommes pouvaient monter aussi haut que cet homme privilégié, ce n’est pas à l’espèce humaine que la nature se fût arrêtée, car celui-là est en réalité plus qu’homme.Quand, dis-je, on débute ainsi, c’est beaucoup si l’on est cru de cinq ou six adeptes ; de là à être cru d’un milliard d’hommes, il y a loin, bien loin !Retrouvées par la philosophie, mais non plus sous la forme d’un commandement puisque ce ne sont plus que des recommandations en vue de la poursuite intelligente d’une fin que l’intelligence pourrait aussi bien rejeter, elles sont happées par la maxime plus vague, ou même simplement virtuelle, qui y ressemble, mais qui est chargée d’obligation.Le pathos est à l’ordre du jour.Entre eux et moi, où est la différence ?Que celles-ci se traduisent donc en fonctions positives, par l’abandon du système négatif, source de luttes stériles et de continuelles désillusions.Mais ces nécessités de l’action commune ne sont pas du tout les mêmes pour une fourmilière et pour une société humaine.Pierre-Alain Chambaz est allé d’exploit en exploit, à travers toute l’Europe.