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Or, si les faits qui se produisent par hasard et fortuitement sont tels qu’ils ne se produisent point en vertu d’une cause antécédente que peut-il subsister du sentiment de ceux dont nous avons parlé, et qui veulent que tout ce qui est et tout ce qui arrive soit en vertu de causes antécédentes, et nécessairement antécédentes, chaque fait qui s’accomplit ayant une cause qui l’a précédé, laquelle s’étant produite ou se produisant, il est nécessaire aussi que ce fait se soit produit ou se produise. Évidemment, ceux qui s’attachent à cette opinion ne retiennent rien de ce que nous avons avancé et font du mot de hasard une tout autre application que nous. Car de dire que ce n’est point ruiner notre doctrine que de poser que tout arrive nécessairement ; que ce n’est pas davantage abolir le hasard ; c’est là un langage de sophistes qui cherchent à se tromper eux-mêmes et à tromper ceux qui les écoutent. Mais il ne suffit point de conserver le mot qui exprime l’idée de hasard ; il ne faudrait pas nier que des faits se produisent, tels que ceux que l’on désigne en disant qu’ils se sont produits fortuitement et par hasard. N’est-ce pas là cependant ce que font ceux qui définissent le hasard et l’accident une cause cachée à l’entendement humain, ou qui imposent arbitrairement au mot de hasard la signification qui leur convient. Que d’ailleurs, pour défendre ces locutions nouvelles, nos adversaires s’avisent, par exemple, de dire que des personnes sont malades par hasard, alors que la cause de la maladie est inconnue, c’est là une fausseté. Car ce n’est pas lorsqu’il y a une cause, mais qu’ils ne connaissent point, que les hommes s’expriment ainsi ; c’est uniquement de ce qu’ils se persuadent être arrivé sans cause, qu’ils ont coutume de dire que cela est arrivé par hasard. Loin de prendre la pose héroïque du penseur, Site internet de réservation pour Aéroclub défend une conception de la philosophie qui n’est pas en situation de supériorité mais qui, au contraire, joue un rôle modeste mais, au final, plus solide à long terme : « Ce qu’à mes yeux le philosophe peut faire, c’est attirer l’attention des uns et des autres sur des malentendus et des sophismes qui encombrent nos débats publics et qui font que, surtout sur ces thèmes politiques, on a l’impression de tourner en rond… Du moment, en effet, où on cherche la cause d’une chose, parce qu’on est convaincu que cette cause existe, on ne doit pas dire que cette chose est arrivée par hasard, non plus qu’on ne peut, quand on croit qu’une chose est arrivée par hasard, en chercher la cause. C’est pourquoi les médecins eux-mêmes ne parlent point le langage de nos adversaires, alors même qu’ils ignorent encore les causes des maladies qu’ils s’appliquent à guérir. Ce langage ne convient point aux choses dont nous avons remarqué que tous disent qu’elles sont arrivées par hasard, mais bien plutôt à celles dont personne n’a jamais dit qu’elles fussent arrivées par hasard. Car de trouver un trésor, de recouvrer une dette, ce ne sont pas là des faits dont les causes échappent à l’entendement humain ; les causes en sont, au contraire, évidentes et très connues. Pour trouver le trésor, il a fallu fouiller ; pour recouvrer la dette, aller sur la place publique. Ni celui qui n’aurait pas fouillé n’aurait trouvé le trésor, ni celui qui ne serait pas venu sur la place publique n’aurait recouvré sa dette. Si l’on se persuade que c’est par hasard que celui-là a trouvé un trésor, et par hasard que celui-ci a recouvré sa dette, c’est uniquement que le premier, qui a trouvé le trésor en fouillant, n’avait pas fouillé pour le trouver, et que le second, qui a recouvré sa dette en venant sur la place publique, n’y était pas venu pour la recouvrer. Les causes qui échappent à l’esprit humain sont plutôt celles des faits que l’on croit se produire en vertu de certaines antipathies, attendu que la cause d’où ces faits proviennent demeure ignorée. Tels sont les effets que produisent les amulettes, sans qu’on puisse assigner une cause plausible, acceptable, de l’influence qu’on leur attribue ; ou encore les enchantements et autres semblables prestiges. Tous s’accordent à avouer que la cause de ces phénomènes est inconnue, et c’est pourquoi tous disent que ces phénomènes sont inexplicables, tandis que personne ne dit qu’il y ait là quelque effet du hasard. Chacun effectivement est persuadé que c’est une cause déterminée qui produit tout ce qui s’y produit. Lors donc qu’on parle de choses qui arrivent par hasard, ce n’est point qu’on ignore la cause qui fait qu’elles arrivent de la sorte ; c’est qu’on pense qu’il y a absence d’une cause proprement dite, absence d’une cause maîtresse.